Le ministre de la Santé a insisté sur ce point : pour les soignants qui contracteront le coronavirus, la maladie sera considérée comme maladie professionnelle. Cette mesure permettra à ces derniers de bénéficier d’une meilleure indemnisation si un arrêt de travail est prononcé.

Ce qu’annonce le gouvernement

Le 23 mars 2020, Olivier Véran a affirmé lors d’une conférence de presse : « Aux soignants qui tombent malades, je le dis : le coronavirus sera systématiquement et automatiquement reconnu comme une maladie professionnelle (…). Il n’y a aucun débat là-dessus ».

Le jour même, le premier ministre Édouard Philippe annonce au Journal de 20 heures sur TF1 que : « Pour tous ces soignants qui tombent malades, le coronavirus sera reconnu comme maladie professionnelle ».

C’est donc une promesse forte faite aux soignants français, en première ligne de la lutte contre le virus. Le gouvernement l’affirme : ils doivent être applaudis et soutenus.

Comment fonctionne l’indemnisation

Les indemnités ne tiendront pas compte des jours de carence. Ce sont donc des indemnités journalières pour maladie professionnelle qui seront versées aux soignants par la CPAM dès le premier jour suivant l’arrêt de travail.

Quant au montant des indemnités, il évoluera en fonction du temps :

  • du 1er au 28ème jour d’arrêt : le soignant recevra 60 % du salaire journalier de référence
  • après le 28ème jour d’arrêt : le soignant recevra 80 % du salaire journalier de référence

Il existe cependant un plafond que ces indemnités ne pourront pas dépasser. Ce dernier se situe à 0,834 % du Plafond Actuel de la Sécurité Sociale (PASS). Pour être plus précis, cela correspond à :

  • 205,84 € / jour du 1er au 28ème jour d’arrêt
  • 274,46 € / jour après le 28ème jour d’arrêt

 

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