L’épidémie due au virus Covid-19 bouleverse notre pays, mais également les mesures et réformes antérieurement prévues. C’est le cas de la réforme des aides au logement inscrite dans le projet de loi de finances pour 2020, qui est à nouveau repoussée.

Le 17 mars, la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales Jacqueline Gourault et le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie, ont fait la déclaration suivante : « À la suite de l’allocution du Président de la République aux Français le 16 mars 2020, le Gouvernement a choisi de décaler l’entrée en vigueur de la réforme des « APL en temps réel » prévue pour le 1er avril. ».

Un deuxième délai

C’est un second report pour la réforme des APL qui devait initialement entrer en vigueur au 1er janvier 2020. Cette réforme change totalement le calcul de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) car elle prévoit ce qu’on appelle la contemporanéisation des allocations logement. Concrètement, le calcul ne se fondera plus sur les revenus déclarés deux ans plus tôt, mais au cours du trimestre précédent.

Le premier report de la réforme, annoncé en décembre 2019 faisait suite aux difficultés techniques que rencontrait la Caisse des Allocations Familiales (CNAF) dans la mise en place de la réforme des APL. Aujourd’hui, ce second report s’inscrit dans le contexte épidémique du Covid-19. Le personnel des CAF et des MSA est réduit, et les disponibilités ne sont forcément plus les mêmes. Et donc : « comme toute réforme, son lancement nécessite une mobilisation accrue des effectifs des caisses qui ne paraît pas compatible avec la situation actuelle »

Qui est concerné ?

Grâce à cette réforme, l’État pourrait économiser près de 1,4 milliard d’euros. La réforme des APL devrait de plus concerner environ 6,5 millions de français, selon les estimations du Gouvernement.

Malheureusement, les nouveaux jeunes actifs font partie des perdants de cette réforme. Ils verront le montant de leur aide au logement fortement baisser dès la réception de leurs premiers revenus. On estime que pour près de 600 000 personnes, l’aide sera supprimée et pour 1,2 millions de personnes, elle sera diminuée.

 

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